Consulter? Plutôt deux fois qu'une!

« J’ai pas envie d’aller m’humilier chez le docteur, alors que je peux tout à fait attendre, et cela passera ! ». Voilà ce que m’a répondu ma mère quand je lui ai demandé pourquoi diable elle ne consultait pas pour ses fréquentes crises d’hémorroïdes.

Bien entendu, la majorité des épisodes hémorroïdaires est heureusement sans danger, et ne nécessite pas un suivi médical élaboré. D’ailleurs, la plupart des médecins ne vous examineront même pas et vous renverrons à la pharmacie avec une ordonnance.

Toutefois, en tant que professionnel du secteur médical, je ne peux que m’opposer à ce raccourci. Tout d’abord, personne ne s’humilie chez le docteur. Que vous souffriez de crises hémorroïdaires, d’une gastro-entérite ou d’un ongle incarné, le médecin est là pour vous soigner, pas pour vous juger. Votre psychanalyste ne se moque pas de vos états d’âme, la police ne rie pas de vos malheurs après un cambriolage, votre dentiste ne vous juge pas sur l’état de vos molaires… Que ce soit dans la santé ou ailleurs, les professionnels agissent le plus souvent … en professionnels !

A ce même titre, votre médecin ne vous humiliera pas si vous lui parlez de vos problèmes hémorroïdaires. Au contraire, il connaît la pathologie, vous l’expliquera, vous rassurera, et au pire, fera preuve de compassion ! Ils sont formés et habitués à traiter toutes les parties du corps humain, même les plus privées. Gardez à l’esprit que vous n’êtes certainement pas son premier patient, ni le dernier, à lui partager ce type de problèmes.

Il n’y a aucune raison objective et rationnelle de craindre cette consultation. Et consulter est essentiel, surtout dans le cas d’une première crise. Car vous n’êtes pas un professionnel, et ce que vous considérez comme un épisode hémorroïdaire passager et sans importance, peut se révéler d’un ordre tout autre.

Les irritations, démangeaisons, sensations de brûlures, l’apparition de « petites boules », dans la région du canal anal ou le sang dans les selles peuvent certes relever d’une inflammation classique des canaux hémorroïdaires, mais également être le signe de la formation d’un abcès ou d’une fissure annale, qui peut conduire, le cas échéant, à une intervention chirurgicale. Même si vous êtes coutumier de ce désagrément, ces symptômes doivent d’être surveillés, car ils peuvent être mal interprétés et relever d’une affliction plus sévère et plus dangereuse pour votre santé.

Sans devenir alarmiste, il est sage de considérer qu’aucun symptôme n’est à négliger, et il est absurde de refuser de demander conseil à un professionnel. Pour les crises fréquentes mais légères de ma mère, notre médecin nous a conseillé la gamme Micro H, complémentaire et efficace. Elle n’a pas été humiliée, elle a simplement été soignée !